Tous les livres critiqués sous: Écriture

Annie Ernaux, Mémoire de fille

Mémoire de fille

Mémoires d’une jeune fille dérangée. Annie Ernaux replonge dans l’été de l’année 1958, du choc créé par une première relation avec un homme et du traumatisme causé pendant plus de deux ans. La jeune fille travaille comme monitrice dans une colonie de vacances pour enfants. Elle connaît là sa première expérience de travail en groupe, de vie en société hors de chez elle; elle y rencontre un homme, H., plus âgé, qui entretient avec elle une courte relation. Leurs rapports sexuels se déroulent avec violence et laissent la jeune fille dans une sorte de stupeur. Double expérience, celle du désir qui prend corps et celle de la honte au sein d’un groupe. Corps sexué et social, placés sous le signe de la honte, la forme la plus vive de la mémoire parce qu’inscrite dans la chair.

Paul Auster, Excursions dans la vie interieure

Excursions dans la zone intérieure

Rapport de la vie intérieure d’un grand écrivain américain. Le récit est mélancolique. L’auteur rapporte de manière systématique les faits et gestes, pensées et idées de l’enfance, depuis l’âge de 6 ans jusqu’à 22 ans. Et il n’y a pas à rire : mélancolie prégnante, malaise sourd… Mais c’est à la naissance d’un grand écrivain que nous assistons dans ce rapport du passé.

Annie Ernaux, L'Atelier noir

L’atelier noir

Annie ERNAUX écrit sur l’écriture. Ou plutôt, elle nous donne à lire son journal d’écriture. Elle nous livre la chronique disparate de son travail d’écrivaine. Au fil de la publication de ses différents ouvrages, de 1982 à 2007, nous découvrons son lent et difficile travail d’écriture. C’est presque illisible, rempli d’abréviations, telles les formules ésotériques d’une alchimiste retirée dans son atelier. Tout cela n’a presque de signification que pour elle-même. Et pourtant c’est passionnant, parce qu’elle révèle au grand jour comment elle transforme le plomb en or…

Dominique Maynard, Pour vous

Pour Vous

Delphine exerce le plus vieux métier du monde, dit-on. Elle ne fait pas commerce de son sexe, mais bien celui de son coeur, parfois celui de son corps. Elle se prête aux désirs de ses clients, dans le cadre d’une bien étrange entreprise : c’est le travail même du romancier qui nous est décrit là, dans un étrange effet de miroir…